La Voie des immortels, tome 2 : Le Jeu des traîtres - Georges Biaux
« - On pourrait croire que vivre des siècles vous rend plus sage, mais c’est faux. Ça ne fait que renforcer l’impression malsaine d’être tout-puissant. »
Le résumé :
«- Il faut croire qu'en ce monde, quel que soit le pouvoir qu'on obtient, on reste toujours l'esclave de quelqu'un ou de quelque chose. J'ai cru que l'immortalité et la magie me rendraient libre, mais... c'est tout le contraire qui s'est produit.»
La Voie des immortels avait été un de mes coups de cœur de
2025, j’attendais donc avec beaucoup d’impatience la suite ! Dans Le Jeu
des traîtres, on retrouve Lanig et deux timelines se mêlent : le présent, où
il est prisonnier d’un groupe de mercenaires et le passé, après les événements de Lonnône qui lui ont permis d’accomplir son haut fait et d’atteindre le rang de nécromancien.
Le début a été un peu nébuleux parce que quand c'est dense, j’ai toujours du mal à me remémorer tous les lieux, les personnages, leurs caractéristiques et relations (normalisez les résumés détaillés en début de tome please) Les premiers chapitres de ce tome 2 sont très axés sur la politique, des stratégies, des complots, des négociations avec un foisonnement de personnages, le rythme étant donc un peu au ralenti (mais tout de même passionnant !)
Puis, les choses s’accélèrent et j’ai complétement retrouvé
l’engouement du premier tome. Lanig continue d’explorer les limites de la nécromancie
et n’hésite pas à aller au-delà de ce qui est autorisé par l’ordre. Quel
plaisir de continuer à en apprendre plus sur la magie d’âme mais également sur
la magie de sang. Encore une fois, je trouve que les systèmes de magie dans La Voie
des immortels sont ingénieux et captivants !
J’ai beaucoup aimé le lien que Lanig partage avec Nealla qui
permet de diversifier les points de vue tout en conférant encore plus de
suspense à l’intrigue. C’est intéressant de voir leurs dialogues et
confrontations alors que chacun a ses propres rôles, valeurs et positions,
notamment vis-à-vis de l’Empire. La relation qui se tisse entre Lanig et son
apprenti m’a également bien plu.
Ce tome propose à nouveau des scènes d’action haletantes qui ont rendu la lecture très dynamique. Les menaces sont de plus
en plus tangibles et le danger est partout pour Lanig, ses proches mais aussi
pour le peuple. J’ai cependant toujours un peu de mal à saisir le rôle de la
Femme bleue, qui apparaît comme la vilaine méchante un peu caricaturale. Pourquoi
semble-t-elle s’intéresser autant à un simple nécromancien ? J’espère que
le tome 3 me donnera des réponses à toutes les questions que je me pose.
Le Jeu des traîtres est une suite à la hauteur du premier tome, que j’ai adoré dévorer malgré un début un peu plus lent où il m’a fallu un temps me remettre dans le bain. J’espère que la suite ne tardera pas à arriver parce qu’avec une fin pareille, je trépigne d’impatience !
Ma note :
«Combien de vies avait-il anéanties pour assurer sa survie ? Des dizaines ? Plus encore ? Sa longue existence était fondée sur une pile de cadavres qui ne cessait de grandir année après année. Et tous ces gens méritaient-ils moins que lui de vivre ?»
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