Wayward children, tome 4 : In an absent dream - Seanan McGuire
Mes chroniques du tome 1, du tome 2 et du tome 3
Le résumé :
« - There is wanting and there is needing, and when you want, you can make good choices, but when you need, it’s important the people around you not be looking to take advantage. When there are no clear prices, only the nebulous idea of « fair » value, people get hurt. People get cheated. »
Ma chronique :
Les Enfants indociles, ou Wayward Children en VO, est une saga de novellas de fantasy de Seanan McGuire que j’adore tout particulièrement ! Seul problème : après trois tomes, l’éditeur français Pygmalion a vraisemblablement pris la décision de ne pas traduire la suite. Or la saga est encore en cours avec 10 tomes sortis... Pas de problème, comme j’ai très envie de découvrir la suite, je vais la lire en anglais !
In an absent dream est donc le quatrième tome des Enfants indociles mais peut, comme les autres, se lire indépendamment ou dans le désordre. On y fait la rencontre de Katherine, une jeune fille studieuse qui préfère la compagnie des livres à celles des gens et qui sent au fond d’elle qu’elle n’est pas tout à fait à sa place et que le destin qui lui est tracé ne lui convient pas. Un jour, elle tombe face à un arbre doté d’une porte qui la conduit dans le monde fantastique de Goblin Market.
J’ai adoré découvrir le Goblin Market qui devient l’incarnation de la liberté pour Katherine. Mais une liberté non sans danger car à Goblin Market, il y a des règles à respecter. Tout fonctionne sur le système du troc et du « juste prix », il faut donc être prudent à ne pas en donner trop. On y décèle rapidement une critique du capitalisme et Goblin Market aurait même mérité d’être plus détaillé et exploré, certains éléments restant parfois trop en surface.
Comme dans chaque tome de cette saga, les enfants trouvent une échappatoire dans un monde fantastique. Katherine n’est pas malheureuse, elle a même une famille aimante mais elle se sent en inadéquation avec ce qu’on attend d’elle. Dans ce récit d’apprentissage, elle va devenir l’étrangère, l’outsider, qui doit s’adapter, apprendre, échouer pour mieux avancer.
Je me suis particulièrement attachée à cette protagoniste pleine d’empathie et d’esprit que l’on voit grandir au fil des pages et qui découvre la liberté, l’aventure aux côtés de sa nouvelle amie Moon (personnage que j’ai adoré également !) Mais elle découvre aussi la cruauté et l’injustice du monde ainsi que les questionnements et regrets qui l'envahissent au fil du temps. J’aurais cependant bien aimé suivre les aventures de ce joli duo plutôt que d’avoir des ellipses qui nous raconte en une phrase ce qu’elles ont fait.
Et quel plaisir de retrouver la plume si caractéristique de Seanan McGuire (et de la découvrir cette fois dans sa langue d’origine) avec sa musicalité et ses jolies tournures. Les phrases semblent toutes droit sorties d’un conte de fée ce qui contribue grandement à l’immersion et à la construction d’une atmosphère qui oscille entre réel et merveilleux.
In an absent dream est une novella aux allures de conte qui
continue d’explorer l’univers et le lore créé par Seanan McGuire et dans laquelle
on retrouve sa créativité mais aussi ce côté doux-amer déjà présents dans les
autres tomes. Une lecture que j’ai dévorée et qui ne me donne qu’une envie :
lire la suite !
Ma note :
« Let us speak, for a moment, on the matter of sisters. They can be enemies to flight or companions to lean upon : they can, at times, be strangers. They are not required to be friends, or to have involvement in one another’s lives, or to be anything more than strangers united by the circumstances of their birth. Still, there is a magic in the word ‘sister’, a magic which speaks of shared roots and hence shares brances, of a certain ease that is always to be pursued, if not always to be found. »
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