L'Âme des Parangons - Pierre Grimbert
Le résumé :
- «- Eh bien, toutes les légendes de l’humanité sont
reliées suivant le même principe. Et après en avoir entendu des milliers et des
milliers, tant et si bien que ma vie en semble remplie, il me paraît possible d’en
lire la trame cachée. Je suis donc convaincue que la plupart de ces histoires n’ont
pas été inventées pour nous distraire ou contrôler nos fils et nos filles, mais
pour nous mettre en garde contre des dangers bien réels. Au fil des siècles,
nous avons seulement oublié ce message. Il a été dénaturé, vidé de son sens, à
mesure qu’il passait de bouche à oreille.
Ma chronique :
L’Âme des Parangons se déroule dans le même univers que Le
Sang des Parangons, que j’avais beaucoup aimé, et peut se lire indépendamment
de celui-ci. Mais contrairement à cet autre tome dans lequel on suivait des modèles
de vertus, championnes et héros venu.es prouver leur valeur pour tenter de
sauver l’humanité, ici les protagonistes sont des criminels.
Ces représentants de la race humaine sont
d’origines et de classes sociales variées, ce qui permet d’avoir un panel large
de personnages. Alors qu’ils sont emmenés au bagne, une tempête de sable va
tout chambouler et les prisonniers vont se retrouver libres. Enfin,
« libres » en plein désert, sous le soleil brûlant, avec du sable à
perte de vue et les ruines d’une cité mystérieuse comme seul refuge.
Commence alors une course contre la montre pour survivre dans un premier temps,
puis pour trouver une solution pour s’échapper et retrouver la civilisation.
L’Âme des Parangons reprend le même schéma narratif que Le
Sang des Parangons : chaque chapitre alterne le point de vue d’un nouveau
personnage et au fur et à mesure que l’intrigue se déroule, ils vont mourir
chacun leur tour, de façon plus ou moins violente. L’effet de surprise n’a donc
pas fonctionné dans ce tome, d’autant plus qu’on se doute rapidement de quels
personnages vont aller loin dans l’intrigue vu le niveau d’importance qui leur est
conféré dans les multiples points de vue. J’ai donc trouvé que ce tome était parfois redondant et un peu ennuyant.
J’ai trouvé intéressant les divers questionnements abordés
autour de l’humanité, des valeurs, de l’innocence et de la culpabilité. Les
personnages sont tous des condamnés mais sont-ils coupables à leurs propres
yeux ? Aux yeux des lecteurices ? Aux yeux de leurs compagnons
d’infortune à qui ils racontent leur histoire ? La confiance de chacun est
difficile à accorder, des petits groupes se forment (et se déforment) car le
danger vient de partout : le désert, la cité, les créatures, mais aussi les
prisonniers eux-mêmes.
L’Âme des Paragons vient prolonger l’univers de Pierre
Grimbert sans vraiment l’étoffer. Ce tome fait écho à son prédécesseur
mais la recette est globalement la même, le côté épique et l’attachement aux
personnages en moins, malheureusement. J'ai tout de même trouvé quelques scènes marquantes avec un suspens haletant et les combats donnaient du rythme à l'intrigue.
Ma note :
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