Mémoires de la forêt, tome 4 : La Saison des adieux - Mickaël Brun-Arnaud
« - J’aurais tout donné pour l’approbation de mes camarades, même mon bonheur. Au final, je me trompais d’interlocuteur. En amour, comme en amitié, c’est avec soi qu’il est le plus difficile de se réconcilier. »
Mes chroniques sur le tome 1, le tome 2 et le tome 3
Le résumé :
Autour de la famille Renard, on s'active aux préparatifs de l'anniversaire des quatre-vingts ans de la librairie de Bellécorce quand soudain, une branche craque. C'est le premier signe d'une terrible maladie : le croquebois. Pour en venir à bout, une seule solution : couper l'arbre. Mais, ça, Ernest Renard ne peut s'y résoudre. Le vieux chêne abrite les souvenirs et les oeuvres de sa mère, Anouchka. S'il disparaît, c'est aussi elle qui s'en ira encore un peu plus. À moins que l'arbre des souhaits, un pommier magique dont Anouchka lui avait parlé quand il était petit, n'accomplisse un miracle. Sa quête à travers la forêt lui réservera bien des pépins, et la vie à croquer.
« - Dans la vie, il y a des choses qu’on doit tout faire pour retenir, et d’autres qu’il faut accepter de laisser partir. Je suis certaine que tu trouveras la force, la patience et le courage de les discerner les unes des autres. N’oublie jamais, mon ange, même lorsque ta patte refuse de lâcher prise, même lorsque tu as mal à en pleurer, perdre, c’est parfois retrouver… »
Ma chronique :
Comme annoncé par son titre, La Saison des adieux, est le dernier de la saga jeunesse Mémoires de la forêt. J’avoue avoir été au début un peu déstabilisée et déçue de ne pas suivre les mêmes personnages que dans les tomes précédents. En effet, une ellipse temporelle de plusieurs années met le librairie renard Archibald de côté pour se focaliser sur le fils de son neveu, Ernest. La librairie dans l’arbre a été reprise par Bartholomé, lui aussi peu central dans l’intrigue, devenu adulte et veuf. Comme à son habitude, l’histoire ne prend pas de pincettes en nous proposant des moments émouvants et tristes et ce dès les premiers chapitres. Ce quatrième tome aborde le deuil du point de vue d’enfants. Il est également question de l’héritage, de l’amour familial, de l’importance du souvenir et des traces que les disparus laissent dans nos vies et dans nos cœurs. Un des nouveaux personnages permet également de parler de la confiance en soi et du regard des autres. J’ai trouvé les allers et retours entre les diverses temporalités un peu maladroits, il était parfois compliqué de bien saisir à quelle époque on était. J’ai tout de même encore une fois adoré suivre les aventures de ce nouveau protagoniste autonome, Ernest, qui est très attachant et touchant. On ne peut que ressentir de l’empathie pour ce petit renard affecté par le traumatisme qu’il a vécu et qui est prêt à tout pour sauver son foyer et les dernières traces artistiques de la présence de sa mère. Le renardeau fait face à de nombreuses émotions fortes alors qu’il va être tiraillé entre la tristesse, la colère, la jalousie, et qu’il va faire la rencontre de plusieurs personnages hauts en couleurs. Ce tome, une fois de plus superbement illustré, vient mettre un point final à cette belle saga dans laquelle j’ai pris grand plaisir à suivre ces animaux sur plusieurs générations.
Ma note :
- « - Tu sais, l’écriture est à l’image des
rides sur nos museaux, […] elle fige les instants et les gens passés, les
départs et les arrivées. Chaque part de tarte avalée, chaque larme versée et
chaque baiser échangé se retrouve dans nos histoires ! Ce sont les traces
que nous avons existé et les preuves que nous avons aimé ! »
•
Titre : Mémoires de la forêt, tome 4 : La Saison des adieux


Commentaires
Enregistrer un commentaire